Quelle place pour les femmes légendaires de Bretagne ?

Quelle place pour les femmes légendaires de Bretagne ?

En ce mois de célébration de la Bretagne, à Lannion, entre activités bretonnes et folklore de cette terre mystique, retour sur la place des femmes qui ont fait grandir les légendes.

A l’espace sainte Anne de Lannion, Anatole Le Braz, auteur de légende bretonne est mit a l’honneur. Manon Deniel Caroff , chercheuse sur la littérature bretonne, définit le mythe comme ayant “vocation à expliquer pourquoi les choses sont comme elles sont.” Cependant dans les mythes et légendes bretons, les femmes sont peu représentées dans ces histoires et par ces conteurs. Leurs place dans la société serait-elle donc invisible ?

Les femmes occupent une place secondaire dans ces fables où les hommes sont mis en avant. Les rôles féminins agissent soit pour le bien ou pour le mal, en fonction de leur statut social. Une image rapportée au catholicisme avec St Anne de Bretagne, la grand-mère de Jésus ou Ève, la femme pécheresse victime de tentation.

Symbole de pureté, protection et soumission

sculpture de Azénor, dans la vallée des Saints

La figure féminine dans les légendes est représentée par ces trois caractéristiques de la figure mariale. La pureté incarnée par la beauté et la virginité de ces femmes. La légende de « la colline au soleil » représente cette vision par l’amour d’un homme pour une jeune femme belle, vierge et muette. La femme a ainsi un rôle qui se limite donc à la quête, qui sera remporté par le héros.

D’ailleurs la protection féminine est un élément qui représente les femmes idolâtrées dans les légendes, celles- ci faisant preuve de démonstration de protection familiale. Elles sont avant tout cantonnées au rôle de mère, épouse ou de fille qui doivent faire preuve d’amour et de douceur. Tout en protégeant et aidant le héro, comme la légende d’Azénor la fille du roi de Brest.

Ces femmes aux mauvaises mœurs

Dans la légendes bretonnes la plus reconnue, on retrouve une femme : Dahut, princesse de la ville d’Ys et considérer comme prostitué. Elle aurait fini par offrir son cœur à un homme qui était le diable et qui l’aurait manipulé et incité à submerger la ville d’Ys. Considéré donc comme la coupable du naufrage de son royaume.

Parmi les autres personnage que l’on retrouve dans les contes breton, les Groac’h, représentant les sorcières, fées et vieilles femmes. Ces figures féminine se voient attribuées le mauvais rôle dans les mythes bretons. Mystérieuse vivant dans la forêt ou dans des grottes. Comme a pu nous l’indiquer Alan Tudoret, professeur de bretons et conteur. « La figure diabolisée de la femme arrive avec le catholicisme lors du XII ème – XIII ème siècle…  Méprisant celles qui continuaient les usages celtiques. »

 « La femme est l’être qui projette la plus grande ombre ou la plus grande lumière dans nos rêves »

Charles Baudelaire, Les paradis artificiels, 1860.

La religion a fortement impacté la vie sociale des femmes de nature celtique. Où elles disposaient de plus de droit, étant les individus les plus instruites par leurs usages et la transmissions de coutume celtique. Les légendes influencées par la pensée catholique ont donc changé la vision et place des femmes. Elle se retrouvent donc limitées au rôle de créatures. Incarnant le mal et terrifiant les hommes par leurs savoirs ou de princesse.

L’âge est aussi un facteur désignant le statut des femmes dans les légendes. Celle-ci  étant devenue repoussante et veille ne correspondant plus au stéréotype de princesse.

Un nouveau tournant pour la figure féminine

L’on distingue donc ne image de la femme qui est peut représenter dans les contes bretons. Les conteurs et auteurs œuvres pour faire changer cette tendance. la libraire du Le griffon d’or, à Lannion, fait part de différents auteurs qui mettent les femmes aux rôles d’héroïnes en reprend les légendes mythique de Bretagne. Le conteur Yann Quéré, spécifie l’implication des conteurs et conteuses d’intégrer la place des femmes au rôle principale « étant trop écarté, voir invisibilisé dans les mythes de cette terre de légende. »

L’on peut donc considérer que la féminisation des légendes et mythes se réalise, et que dans les années à venir les légende, on l’espère se verra plus féminine.

 

l.boeri

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